Pleine conscience

Pleine conscience, mindfulness, les origines

La pleine conscience prend sa source dans les philosophies orientales ou d’autres traditions philosophiques, la spiritualité, le bouddhisme.
L’américain Jon Kabat-Zinn, fin des années 70,  a été l’un des premiers en occident à faire connaître la pleine conscience dans un contexte thérapeutique. Il développe le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction).
Bien avant de créer son programme, il fréquentait des cours de yoga et recevait les leçons de maîtres bouddhistes très influents aux Etats Unis dans les années 1970, dont le moine zen Thich Nhat Hanh.
Cette influence se retrouve dans l’usage même du mot mindfulness, traduction d’un terme bouddhique (sati, en langue pali) que Kabat-Zinn a popularisée.
Pour que le programme MBSR soit accessible à tous les publics, il a gommé toutes les références religieuses.

Pourquoi la France semblait elle en retrait jusque là sur cette pratique de la Pleine Conscience ?
Danielle Lévi Alvarès, auteure de La Réparation (JC Lattès, 2014)) rapporte une anecdote. Dans les années 80, Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste, vivait en Dordogne au village des pruniers, dans un certain anonymat alors qu’en même temps il était célébré aux Etats Unis , ses livres sur la pleine conscience rencontraient un immense succès. Elle lui a demandé son sentiment sur ce décalage.  Il a répondu « Ca [la pleine conscience] n’intéresse pas les français » . Pour lui, les français seraient très attachés à la médecine traditionnelle,  avec une certaine méfiance à l’égard de la spiritualité.

Cette thérapie est aujourd’hui pratiquée à l’hôpital Sainte-Anne, sous la direction du psychiatre Christophe André, lui-même auteur de plusieurs ouvrages sur la pleine conscience. Le succès de ces approches est tel que le mot « méditation » a changé de sens. Jusque-là, en Occident, méditer consistait plutôt à réfléchir aux grandes questions sur la vie, la mort, l’origine du monde ou Dieu…